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La gériatrie se trouve au carrefour de nombreuses spécialités : « Le
traitement du vieillissement canin est une affaire de généraliste
réellement polyvalent » nous dit Claude Beata. Il n’est évidemment pas
possible de détailler toutes ces spécialités, organe après organe. Nous
avons donc retenu, pour ce numéro spécial, les principales modifications
cardio-respiratoires, rénales, hépato-gastro-entérologiques et
comportementales. Nous aurions également pu évoquer les problèmes
génitaux, ostéo-articulaires, ophtalmologiques, cancérologiques, ... A
défaut de pouvoir aborder toutes ces disciplines, nous pouvons réfléchir
à une démarche intellectuelle et une approche diagnostique,
thérapeutique, ainsi qu’à une méthode d’accompagnement.
Les maladies liées au vieillissement sont souvent considérées comme une
fatalité, et nous devons admettre que pour la majorité d’entre elles, il
n’existe pas de traitement spécifique ou curatif. Les changements
morphologiques, fonctionnels et comportementaux liés à l’âge évoluent
inéluctablement vers la sénescence puis vers la mort. Le propriétaire
d’un animal vieillissant sera confronté à cette réalité lorsque les
premiers signes de décompensation vont commencer à s’installer.Dans notre exercice quotidien, nous nous efforçons d’améliorer la
qualité de vie de nos patients à tous les stades de leur développement.
Le nouveau défi qui s’offre à nous est de les faire mieux vieillir !
L’objectif de cette prise en charge sera d’augmenter l’espérance et la
qualité de vie de ces patients vieillissant, mais également la qualité
de vie de leurs propriétaires. Sauf accident de la vie, cette prise en
charge va concerner la totalité de nos patients, et pour de nombreuses
années. L’ignorer ou la négliger serait à la fois une erreur d’un point
de vue médical, mais également d’un point de vue économique.Nous pouvons anticiper les défaillances liées à l’âge et nous devons
nous préparer à prendre en charge ces patients. Le développement
d’outils, de procédures et d’une formation spécifique de notre personnel
soignant doit nous aider à mettre en place cet accompagnement. Notre
rôle de vétérinaire est d’être convaincu de l’importance de cette
prévention, qui seule limitera des dégradations en chaîne.
Ce dossier de 36 pages, réalisé en juin 2011, est coordonné par le
docteur vétérinaire Stephan Mahler, consultant. Il a été rédigé par les
docteurs vétérinaires suivants (par ordre d’apparition) : Marc Gogny,
Juliette Andrejak, Jean-François Rousselot, Dorotéia Bota ; Juan
Hernandez, Jean-Pierre Pagès, Claude Beata, Catherine Mège, Gérard
Muller et Gil Wittke.
Caractéristiques
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Juin 2011
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La Dépêche Vétérinaire
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Stephan Mahler (coordinateur)
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36
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21 x 29,7 cm (A4)
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Dépêche Technique n°123
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