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Cushing : diagnostic et traitement, Gestion de la douleur

Cushing : diagnostic et traitement, Gestion de la douleur

LA DÉPÊCHE VETERINAIRE
(Code: DT156)
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Dépêche Technique n°156
Janvier 2018, La Dépêche Vétérinaire
32 pages
21 x 29,70 cm
22,00 €
110g
Description
CONDUITE DIAGNOSTIQUE DU SYNDROME DE CUSHING CANIN

Avant d’entamer une de´marche diagnostique lors de suspicion de Syndrome de Cushing canin, ou de manie`re pus large d’hypercorticisme, il est indispensable de se poser la question de la compatibilite´ des signes cliniques avec cette suspicion. Le patient est-il polyphage ? En polyuro-polydipsie (PU/PD) ? A-t-il perdu du poids ? Pre´sente-t-il une fonte musculaire ? L’ensemble de ces signes cliniques n’est pas pre´sent syste´matiquement, mais leur absence doit mettre en alerte quant a` la ve´racite´ de la suspicion clinique. En revanche, les questions pose´es au proprie´taire doivent e^tre pre´cises car les signes cliniques peuvent e´galement e^tre intermittents, ou attribue´s a` l’a^ge de l’animal par son proprie´taire. Dans un contexte clinique e´vocateur, le diagnostic du syndrome de Cushing repose sur une approche syste´matise´e. Si la suspicion est faible (pas de PU/PD, ni de polyphagie ...), il conviendra de recourir aux tests d’exclusion. Au contraire, dans un contexte clinique e´vocateur, la de´marche inclut : la mise en e´vidence de l’hypercortisolisme, le diagnostic e´tiologique, et la mise en e´vidence des potentielles complications. Ces deux dernie`res e´tapes sont indispensables afin de mettre un place une the´rapeutique adapte´e, et donc ame´liorer le pronostic. Enfin, il existe e´galement des cas atypiques, dont les signes cliniques sont dus a` la se´cre´tion d’autres hormones ste´roi¨diennes : progeste´rone, 17hydroxyprogeste´rone, ou une se´cre´tion d’hormones sexuelles.



CONDUITE DIAGNOSTIQUE DU SYNDROME DE CUSHING FE´LIN

Le syndrome de Cushing canin est connu de tous mais il est moins de´crit chez le chat, de par sa rarete´ (moins de 100 cas de´crits dans la litte´rature depuis le premier cas de´crit en 1979), mais aussi le retard fre´quent dans le diagnostic. Selon une e´tude re´trospective re´cente de 30 cas de syndrome de Cushing spontane´ (Valentin et al., JVIM 2014), les chats a^ge´s dont la moyenne d’a^ge est de 13 ans sont le plus fre´quemment touche´s. Ni pre´dispositions de race, ni de sexe ne sont mises en e´vidence. Le signe d’appel le plus fre´quemment de´crit est le diabe`te sucre´ insulinore´sistant. Le diagnostic diffe´rentiel principal est l’acrome´galie fe´line, qui n’est pas associe´e a` des le´sions cutane´es mais pluto^t a` d’autres signes cliniques tels qu’un prognathisme et une augmentation de taille de la te^te et des pattes, en particulier quand la maladie est avance´e. Les deux maladies sont, dans la majorite´ des cas, associe´es a` un diabe`te sucre´.



TRAITEMENT DE L’HYPERADRENOCORTICISME CHEZ LE CHIEN PAR LE TRILOSTANE L’hyperadre´nocorticisme (HAC) est l’endocrinopathie la plus fre´quemment diagnostique´e chez le chien. L’HAC est associe´ a` une alte´ration significative de la qualite´ de vie des chiens atteints. Il pre´dispose e´galement ces animaux a` de nombreuses complications comme des infections urinaires ou cutane´es re´currentes, la formation de calculs urinaires, le de´veloppement de mucoce`les biliaires ou d’un e´tat hypercoagulable pouvant e^tre responsable d’accidents thrombo-emboliques. Des donne´es re´centes sugge`rent qu’un HAC non traite´ est associe´ a` un risque plus e´leve´ de de´ce`s que s’il est traite´. La mole´cule la plus largement employe´e dans le traitement de l’HAC chez le chien est le trilostane qui est la seule a` disposer d’une AMM dans cette indication.



POUR LE TRAITEMENT DE LA DOULEUR AUSSI, LE CHAT N’EST PAS UN PETIT CHIEN

L’immense majorite´ des chats domestiques va subir au moins une chirurgie dans sa vie (ste´rilisation en particulier) et va connai^tre une douleur lie´e a` la maladie de´ge´ne´rative articulaire (en raison principalement de l’augmentation de l’espe´rance de vie). Chez le chat, pour ces deux types de douleur (douleur aigue¨ et douleur chronique), la prise en charge a longtemps e´tait ne´glige´e par rapport a` celle du chien. Les raisons de cette gestion insuffisante dans l’espe`ce fe´line sont la difficulte´ a` reconnai^tre la douleur, le me´tabolisme unique des me´dicaments, les risques d’effets inde´sirables, le manque de me´dicaments ve´te´rinaires utilisables et l’administration difficile des me´dicaments.



LES MALOCCLUSIONS DENTAIRES D’ORIGINE IATROGE`NE CHEZ LES RONGEURS ET LAGOMORPHES : pourquoi ne faut-il pas tailler les dents a` la pince ?

Les lapins, les cochons d’Inde, les chinchillas et les octodons ont les incisives et molaires a` croissance continue. Leurs dents sont compose´es d’une partie visible (la couronne clinique) et d’une partie sous-gingivale (la couronne de re´serve). Les autres rongeurs couramment rencontre´s en consultation, comme le rat, la souris, la gerbille ou le hamster, ont uniquement les incisives a` croissance continue. Les causes de malocclusion dentaire sont varie´es et incluent les causes nutritionnelles (de´faut d’usure par manque de fibres), les causes me´taboliques (maladie me´tabolique des os), les malformations, les causes traumatiques et les causes iatroge`nes. L’e´longation des incisives et des molaires e´tait historiquement traite´e par une taille a` la pince. Avec l’acce`s facile a` des e´quipements dentaires adapte´s, cette technique n’est actuellement plus recommande´e.